Liberty-Jeep
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USS LST 510 (LST 510)

 

Navire de débarquement de la classe LST-491 (Mk 2).

 

Nombreux furent les LST (Landing Ship Tank) à participer au D-Day et aux moult opérations de débarquement en Normandie durant les semaines qui suivirent le Jour-J.

 

Ils firent partie de l’armada de navires alliés qui convergèrent vers les plages normandes du Calvados et de la Manche :

 

Le LST 510 ; Navire de débarquement de tanks construit par la firme « Jeffersonville Boat and Machine Co » sis à Jefferson dans l’Indiana aux USA à qui il fut commandé le 19 mars 1943. Il servit entre le 30 novembre 1943 date à laquelle il fut effectivement mis à l’eau après seulement 8 mois de construction, la machine de guerre américaine étant lancée à plein régime.

 

Nommé Buncombe d’après le comté du même nom en Caroline du Nord.

 

Navire de 1635 tonnes à vide et 3640 tonnes chargé, longueur : 100 m, faisceau de 15 m, tirant d’eau 2,4 m vers l’avant et 4,37 m à l’arrière en pleine charge, équipé de 2 moteurs diesel General Motors 12-567 avec 2 arbres et 2 gouvernails, vitesse 12 nœuds soit 22 km/h, équipé de 2 LCVP.

 

Armement : 1 affût de canon de 3 tubes cal 50, 8 canons 40 mm et 12 canons de 20mm.

Equipage : 130 officiers et hommes enrôlés avec au besoin un complément de 8 à 10 officiers et 89 à 100 hommes.

 

Il fut retiré du service et désarmé le 1er juillet 1946.

 

Reprenons un peu son histoire :

 

Terminé et mis sur cale le 27 septembre 1943 à Jefferson, Indiana, il descend le Mississippi jusqu’à La Nouvelle-Orleans où il est lancé officiellement le 30 novembre 1943, identifié sous le N° OMI : 5S381978 de la Marine Traffic Commission, N) MMSI : 367354360 (Mobile Maritime Service identity) * et placé sous le commandement du lieutenant George P Andrews.

 

Son premier convoi vers le Royaume-Uni est préparé durant le 1er trimestre 1944 en effectuant, après avoir reçu un équipement militaire, entre Panama City (siège du Comté de Bay County en Floride) - https://en.m.wikipedia.org/wiki/Panama_City,_Florida – et la Nouvelle-Orleans où il revient en février.

Il y reçoit la péniche (LCT 709) de débarquement de chars pesant à elle seule 150 tonnes avant d’être envoyé vers New York pour y embarquer 600 tonnes de munitions et un complément d’hommes d’équipage. Dans un convoi de 64 navires il quitte le port pour une traversée qui, à l’époque, est un périple de tous les dangers. Entre tempête avec des creux de 15 mètres, du brouillard, du vent et grésil, des rencontres avec les U-boats qui sillonnent l’Atlantique à la recherche de proies potentielles (4 navires seront torpillés dont 1 à 370m du LST 510). Il atteint sa destination, Derry en Irlande du Nord, le 13 avril 1944 sans autre encombre.

 

Juin 1944, la Normandie.

 

Il effectue la livraison de la péniche (LCT 709) à Plymouth après une traversée de la Mer d’Irlande vers le Pays de Galles (Milford Haven). Le 1er juin 1944, il embarque 200 hommes et 70 véhicules de la 29th Infantry Division puis en attendant l’ordre de départ, s’est placé à l’ancre dans la baie en « confinement » (déjà !) …

Il prend la mer le 4 juin au matin (3h37) à destination des côtes de France avant de regagner son mouillage compte-tenu de la météo exécrable qui sévit sur la Manche. Un nouveau départ est ordonné le 5 juin 1944 à 3h55 avec la même destination que la veille au sein du convoi « B 1 » de la Western Task Force de l’opération Neptune forte de près de 4000 navires. Il commencera ses déchargements d’hommes et de matériels qu’à J+8 heures après le début de l’invasion à l’aide de LCT et de barges pontons « Rhino » sur Omaha Beach près de Vierville sur mer, après que les troupes qui y étaient coincées aient pu enfin avancer et débuter la tête de pont. En retour, il reçoit déjà les premiers blessés qui sont traités à bord dans une salle d’opération aménagée, par les trois médecins de bord qui donnent le maximum dans des conditions de soins précaires, n’étant pas navire hôpital.

 

La déveine sur la Manche commence à le toucher alors qu’il effectue, durant les trois mois suivants, des navettes entre l’Angleterre et les plages « américaines » de Normandie et transportant du matériel, des troupes fraiches et des véhicules vers le front et des blessés vers l’ile britannique.

 

Les ennuis débutent fin septembre 1944 avec un échouage lors de la 21eme traversée : son arbre tribord est touché et dévié hors de son alignement. Il doit rejoindre la cale sèche, en Angleterre, pour des réparations et rejoint Plymouth avec un seul moteur. Une autre fois, se dirigeant vers Cherbourg en longeant la baie de Seine, il heurte un obstacle sous-marin qui troue sa coque et inonde ses salles de machines en les plongeant dans le noir. Il doit être remorqué vers Portland par un autre LST et la malchance continue car alors qu’il revenait du Havre entouré d’un épais brouillard, il entre en collision, proue contre proue, avec le Transport de la « Merchant Marine » (marine marchande) SS Chapell Hill Victory au sud de l’Ile de Wight. Celui-ci, après réparations, reprendra du service et rapatriera même au Pays les troupes US après-guerre. Le LST 510 fut une nouvelle fois mis en cale sèche à Falmouth jusqu’à mi-mai avant de rejoindre les Etats-Unis le 7 juin 1945.

Il était prévu son réaménagement pour le théâtre du Pacifique mais la capitulation du Japon en Août 1945 annula cette perspective et il rejoint alors Green Cove Springs en Floride pour sa mise hors service. Il fut nommé USS Buncombe County le 1er Juillet 1955. Il fut jugé inapte au service naval le 27 octobre 1958 et rayé des listes le 1 novembre suivant.

 

Devenu depuis le MV Cape Henlopen après un remaniement total, il est l’un des ferries les plue anciens du monde encore en service.

 

Récompenses : Médaille de la campagne américaine, Médaille de la campagne Europe-Afrique-Moyen-Orient avec une étoile de bataille, Médaille de la victoire de la WW2.  

 

Gerald GOODMAN, pompier à bord du USS LST 510 (vétéran WW2)

 

Témoignage :

 

Gerald GOODMAN, né le 11 septembre 1925 à Brooklyn, New York, a rejoint l’US Navy américaine en janvier 1944 comme pompier première classe à bord du Landing Ship Tank (USS LST 510). Il a participé à la Libération de la Normandie, lorsque son navire a débarqué ses matériels sur la plage d’Omaha Beach, le 6 juin 1944. Pour ces faits d’armes, il a reçu du gouvernement américain plusieurs décorations ; l’American Theater Medal, l’European Theater Medal et la Victory Medal of World War 2 et le 2 mai 2014, la Légion d’Honneur à bord de l’USS New-York au cours des Broward Navy Days.

 

Gerald Goodman avait alors annoncé : "J’avais 18 ans quand je suis parti à la guerre. Je ne connaissais l’Europe que par mes cours d’histoire et j’en avais une très bonne opinion. Mon oncle était dans la Marine durant la Première Guerre mondiale et c’est pour cela que j’ai décidé de m’enrôler dans l’armée américaine lors de la Seconde Guerre mondiale. La guerre fut quelque chose de terrible et c’est pour cette raison que je n’en parle pas. Je n’aime tout simplement pas parler de cet épisode de ma vie. Lorsque je suis rentré chez moi, j’étais alcoolique. C’est ma mère qui m’a sorti de là. Maintenant j’ai une femme et 4 enfants."

 

Texte : Alain OCTAVIE

Mise en page : Yannick DEHAYES

 

Sources : US Navy Archives.org  -  Wikipedia  -  uboat.net – navsource.org – miami.consulfrance.org

 

 

Il est écrit que des exercices de tirs auront lieu le 6 Juin 1944 au matin ...de la terre vers la mer ! Cela veut dire que les allemands vont procéder à des manoeuvres !

L'histoire dit autrement, il y a bien eu des tirs ... mais le sens de ceux-ci est différent ! Car c'est bien le contraire qui est arrivé ! C'était le début du "Jour le Plus Long" !

 

 
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés cherchaient à renforcer leurs avions.
Afin d’étudier leur fragilité, ils dessinèrent un plan des impacts de projectiles ennemis...
 
Ils envisagèrent d’abord de renforcer les avions aux endroits qui avaient reçu le plus d’impacts (les points rouges sur l’image), ce qui semblait logique.
 
Mais un mathématicien du nom d’Abraham Wald suggéra une autre hypothèse : cette observation des impacts n’avait pu se faire que sur les avions qui étaient rentrés à leur base, par définition.
 
Ce qui signifiait que les avions touchés à un autre endroit ne rentraient pas.
En conséquence ce sont les parties « intactes » sur le plan qui devaient être renforcées et non pas celles criblées de points.
 
Pour les statisticiens, ce phénomène est appelé le « biais des survivants » (survival déviation), quand on focalise l’attention sur un échantillon non représentatif car les échantillons absents ne sont pas pris en compte.
 

 

Vitrine au décor insolite…

 

Au 64 rue des Chantiers à Versailles (78), un magasin d’un groupe de sécurité, télésurveillance, alarme (!) présence actuellement une singulière vitrine ayant un (très) lointain rapport avec son activité affichée mais qui est un ravissement pour tout collectionneur «seconde Guerre Mondiale».

 

Quelle est la raison de ce décor pour le moins insolite en dehors de toute manifestation sur le sujet et un peu décalé désormais par rapport à l’anniversaire du 75ème anniversaire des débarquements de Normandie et de Provence. Peut-être l’approche de celui de la victoire de 1945 mais le mois de mai est encore un peu lointain. Si cela est la réponse, … quelle anticipation !

 

Toujours est-il que la présentation vaut largement le coup d’œil, la prestation est de qualité et la variété est certaine … de la motocyclette anglaise au casque américain, de la casquette russe à la japonaise, de la boite de munition au bidon d’huile, du magazine sur Ch. De Gaulle au Tank allemand, etc…, le panachage est complet.

 

Nous nous sommes permis de faire quelques photos afin d’agrémenter ce petit propos et de montrer au plus grand nombre de nos visiteurs qu’une belle vitrine n’est pas essentiellement un étalage de produits de luxe.

Nous en profitons également, à l’instar de cette belle prestation, pour vous signaler que notre association (Liberty-Jeep) regroupe une très large collection du même type que nous pouvons présenter sur demande dans le cadre d’expositions temporaires variant de quelques jours à quelques semaines (demander nos tarifs … raisonnables).

 

Bravo, Messieurs, pour ce «mini musée» qui, semble-t-il, arrête les passants, petits et grands, aux yeux avides de curiosité devant ce bel étalage d’objets anciens et historiques.

 

Texte et photos : Alain OCTAVIE

Mise en page : Yannick DEHAYES

 

LE SALUT MILITAIRE

 

Intradef ; 08/01/2020

 

Derrière beaucoup de coutumes, usages, traditions et expressions militaires se cachent bien souvent des anecdotes insolites, amusantes ou historiques. Alors pour étoffer votre culture générale et briller le matin devant vos collègues à la machine à café, découvrez l’histoire du salut militaire.

 

En guise de salut, chez les militaires, on ne se sert pas la main et on ne se fait pas la bise : on utilise la main droite, doigts serrés et paume visible, portée à hauteur de la tempe. Un geste formel, par lequel un militaire exprime son respect à un supérieur, qui lui rend par le même mouvement.

 

Ce salut militaire trouve son origine dans l’Antiquité. Il s’agissait avant tout d’un signe de paix : quand deux guerriers se rencontraient pour indiquer leurs bonnes intentions, ils levaient leur main droite, paume largement ouverte, afin de montrer qu’ils ne tenaient pas d’armes.

 

Au Moyen-Âge, la signification de ce geste évolue. A cette époque, de nombreux tournois organisent l’affrontement en duel des chevaliers pour amuser les seigneurs et leur cour. Vêtus d’une lourde armure et munis d’une lance, les deux cavaliers chargeaient leur adversaire afin de le faire tomber. Avant de s’élancer, dans un geste de respect mutuel et de courtoisie, ils relevaient la visière de leur heaume pour croiser leurs regards. Ce salut était effectué avec la main droite pour montrer que les deux combattants n’étaient pas armés.

 

Dès le XVIIe siècle, ce geste est repris parmi les soldats se témoignant une fidélité réciproque. Lorsque deux militaires se rencontraient, ils levaient ainsi la main droite vers le ciel en écartant trois doigts, faisant alors allusion aux trois personnes de la Sainte-Trinité. Plus tard, la main s’arrêtera à la hauteur de la coiffe (casque, casquette, chapeau, béret, bonnet). Ce geste ne comportait aucune nuance de subordination, il rappelait simplement l’idéal commun : la fidélité à la foi jurée.

 

Ce salut traverse ensuite les siècles, acquérant un caractère de plus en plus solennel. En France, le livre de L’infanterie de l’armée française de 1916, décrit ainsi précisément la façon dont le mouvement doit être exécuté : « Porter la main droite ouverte au côté droit de la coiffure, la main dans le prolongement de l’avant-bras, les doigts étendus et joints, le pouce réuni aux autres doigts ou légèrement écarté. La paume en avant, le bras sensiblement horizontal et dans l’alignement des épaules. L’attitude du salut est prise d’un geste vif et décidé et en regardant la personne que l’on salue. Le salut terminé, la main droite est vivement renvoyée dans le rang. Tout militaire croisant un supérieur le salue quand il en est à six pas et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé. S’il dépasse un supérieur, il le salue en arrivant à sa hauteur et conserve l’attitude du salut jusqu’à ce qu’il l’ait dépassé de deux pas. S’il est en armes, il présente l’arme en tournant la tête du côté du supérieur. […] »

 

Aujourd’hui, ce salut est présent dans la majorité des armées du monde, avec quelques variations. Par exemple, les Polonais sont les seuls à avoir gardé le salut ancestral à trois doigts. Quant aux Etats-Unis et au Canada, le salut se fait avec la main au niveau de la tempe, la paume cachée. Il semblerait que ce geste soit issu d’une tradition Marine : les hommes d’équipage et les officiers mariniers ayant souvent les mains sales, ils la retournaient face au sol afin de ne pas les exhiber aux officiers.

 

 

 Les Services de Santé Féminins Canadiens en Normandie

 

Des infirmières canadiennes ont servi en Normandie à la fois auprès de l’Aviation royale canadienne et auprès du corps royal de santé de l’armée canadienne.

 

Les premières infirmières militaires canadiennes en Normandie ont débarqué sur la plage « Juno » le 19 juin 1944 en tant que membres de l’hôpital mobile de campagne N° 2, lequel soutenait l’Aviation royale canadienne.

 

Trois hôpitaux généraux de l’armée canadienne et trois postes d’évacuation sanitaire canadiens basés près de Bayeux et de Caen avaient tous du personnel féminin.

 

Infirmières canadiennes à Arromanches le 23 juillet 1944 (Archives nationales du Canada – PA.1081720)
 

 

 

Treize jours après le jour J, les deux premières infirmières militaires canadiennes, accompagnant l’hôpital mobile d’intervention du Corps d’aviation royal canadien N° 2, sont arrivées en Normandie, à Bernières-sur-Mer. Elles ont été suivies des postes d’évacuation sanitaire 2, 3 et 6. Les postes se sont installés dans le secteur de Caen. Vers le 15 juillet, les hôpitaux généraux canadiens 7, 8 et 10 se sont établis à l’ouest de Bayeux.

 

L’infirmière M.F Giles vérfie les pansements du soldat F. Madore (3ème division canadienne) à l’aérodrome de la R.C.A.F près du front, en France, le 16 juin 1944.

(Photo Ken Bell, Ministère de la Défense nationale/Archives nationale du Canada, PA.131427)

 

 

 

 

(de gauche. à droite.) Infirmière militaire M.F. Giles, J.D Bunyan, soldat, Infirmière militaire I. Ogilvie et H.W. Kivinen, parachutiste, après l’arrivée des services infirmiers des Forces aériennes royales «Princess Mary», en Normandie, le 16 juin 1944.

 

A la fin de la WW2, 3649 infirmières militaires avaient servi dans l’armée sur tous les fronts du globe dont 481 dans la force aérienne (R.C.A.F) et 343 dans la Marine (M.R.C).

 

Elles furent employées dans la CARC (Division féminine de l’Aviation royale du Canada), CSAC (Service de santé de l’armée canadienne), CSRC (Corps de santé royal canadien), MRC (Marine royale du Canada), RRC (Ordre royal de la Croix Rouge canadienne).

Infirmières militaires canadiennes ayant donné leur vie au cours de la campagne normande en 1944 :

  • Ltn infirmière militaire (thérapeute occupationnel) MCLAREN, Mary Susannah, CSRC.
  • Ltn infirmière militaire PETERS, Nora Hendry, CSRC.

 

Ces informations (partielles) sont issues d’une exposition temporaire du Centre Juno Beach de Courseulles-sur- Mer (Calvados).

 

Appareil photos Brownie

 

 

 

Histoire.....extraordinaire...!

 

Pellicule laissée 70 ans dans un appareil photo retrouvé dans un entrepôt de matériels déplacés, à Pearl Harbor, par des personnels chargés d'effectuer du rangement.....


Il s'agit d'un incroyable ensemble de photos prises pendant l'attaque japonaise contre  Pearl Harbor en décembre 1941, avec un appareil-photo Brownie.

 

Le film vient d'être développé après être resté pendant près de 70 ans dans l'appareil conservé dans un entrepôt Foot Loocker. Imaginez la tête du labo lors du développement. 


Les photos ont été prises par un marin de l'USS

 

Quapaw ATF-11O. PEARL HARBOR,

Décembre 7th, 1941.