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Commandant Frédéric CURIE
Officier de Pompiers et Résistant
 
Le 16 décembre 1956 mourait le pompier et résistant français Frédéric Curie à l'âge de 50 ans. En plus d'être un héros de la Résistance, il fut également le pionnier du sauvetage héliporté en France ainsi que le fondateur du groupement hélicoptères de la Sécurité civile. Né en 1906 dans une famille d'agriculteurs, il suivit une scolarité studieuse qui l’amena à obtenir un diplôme d'enseignant en 1925. Il n'enseigna cependant pas car il choisit de rester engager au sein de l'armée à la suite de son service militaire. Il fut engagé dans plusieurs bataillons avant d'intégrer en 1934 le régiment de sapeurs-pompiers de Paris où il restera jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale.
Une fois l'armistice signé en 1940, Frédéric Curie ne restera pas inactif et commença immédiatement à cacher des armes et à organiser un système d'aides aux soldats français s'étant évadés des camps. Mais son système finit par être découvert et il fut arrêté en août de la même année puis condamné à 15 mois de prison. Cela ne le découragea pas pour autant et à peine sorti de prison et réintégré aux sapeurs-pompiers, il chercha de nouveau à y organiser la résistance malgré la surveillance dont il faisait l'objet. Ce réseau de résistance jouera un rôle de transmission d'informations aux alliés et participa également à du sabotage car les pompiers avaient accès à beaucoup de lieux et disposaient de plans de la ville et des bâtiments. Ils feront enfin du transport d'armes et de matériels clandestins.
 
Après la Libération, Curie fut nommé dès 1945 directeur du Centre national d'Instruction de la Protection contre l'incendie, qui est l'ancêtre de l'École nationale des sapeurs-pompiers. Il continua aussi en parallèle à participer à des missions de sauvetage. En 1949, il officia en tant que juré militaire aux procès de l'aviateur Dieudonné Costes accusé d'intelligence avec l'ennemi puis finalement acquitté, ainsi que l'ambassadeur du Troisième Reich en France Otto Abetz qui fut lui condamner à vingt ans de travaux forcés pour crimes de guerre. Mesurant dès 1949 l'importance qu'aurait l'hélicoptère dans les missions de sauvetage, il participa au test visant à faire voler un hélicoptère avec une personne suspendu en dessous et fut le deuxième à réaliser cette prouesse. Enfin, on peut citer sa participation à la création de la Ligue françaises de secours et de sauvetage aérien qui mit au point une réglementation concrète du sauvetage aérien. En 1956, son hélicoptère s'écrasa dans la Seine et il réussit à survivre malgré de graves blessures grâce à sa présence d'esprit, mais il finit par mourir deux mois plus tard.
 
Source : Internet
Yannick DEHAYES
 

A Paris ...

 

 

Monsieur Julien LAUPRETRE

 

Suite à la disparition tragique de Julien LAUPRETRE, président du Secours populaire depuis 1955, victime d’une mauvaise chute le vendredi 26 avril 2019, son ami et le mien, Pierre CHESNOT, m’a fait parvenir 2 photos qui, aujourd’hui, entrent dans l’histoire car prises lors de la libération de Paris.

 

En effet, ces vénérables Messieurs ont aussi été jeunes et ont connus cette période où leur insouciance les a amenés sur les lieux fréquentés par les acteurs de ces combats pour la reprise de la Capitale aux envahisseurs Allemands.

 

Sur la 1ere photographie, ils sont tous deux juchés sur une barricade de la rue Érard dans le 12ème arrondissement, dans le quartier de Picpus, le 26 août 1944. Pierre, 9 ans à l’époque, se trouve derrière Julien (10 ans).

 

Sur la 2eme photographie, Pierre est monté sur un char Sherman de la 2e D.B. et se trouve donc exposé à un éventuel tir de sniper.

 

Nous profitons de ce petit article pour adresser toute notre sympathie à M. Pierre CHESNOT et  Brigitte, sa compagne, qui perdent un très grand ami de toujours.

 

Nous présentons touts nos condoléances attristées à la famille de M. Julien LAUPRETRE.   

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Laupr%C3%AAtre

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Chesnot

 

Alain OCTAVIE