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Le lavoir de Graye-sur-Mer

 

En cette fin d’après-midi de dimanche, le 9 juin 2019, nous roulons tranquillement en direction de Courseulles-sur-Mer et venons de traverser le Bourg de Graye-sur-Mer.

Nous sommes sur l’avenue du Général de Gaulle et allons rattraper la D514 (route d’Arromanches) au prochain carrefour. Tout à coup mon chauffeur freine et fait demi-tour pour se diriger vers une petite bâtisse située sur le remblai droit de la petite route.

 

D’habitude, nous n’aurions pas fait cas de cette construction de faible importance qui ne présente pas, à première vue, d’intérêt majeur.

 

Mais il a aperçu une couronne de poppies (coquelicots) et une gerbe de fleurs barrée de tricolore au pied du mur, ce qui indique qu’il y a eu ici un fait historique qui a été honoré en ce 75ème anniversaire du Débarquement, d’ailleurs il y a un mat supportant une oriflamme aux couleurs de la France. 

 

Effectivement, une plaque relate les faits : «Le 6 juin 1944, la population du village libérée par les Régiments canadiens, est regroupée près de ce lavoir avec l’espoir de pouvoir rejoindre leurs maisons.

Au cours du Débarquement allié de juin 1944, ce lavoir devient aussi un point de repère (cité dans les témoignages) pour les troupes anglo-canadiennes et les personnalités ayant débarqué sur la plage de Graye.

Endommagé, il est remis en état en 1953 et la toiture refaite en tuiles plates en 1977.

Devenu lieu de mémoire, 3 plaques commémoratives sont scellées sur le pignon en 1994 lors du cinquantième anniversaire de débarquement. Elles ont été offertes par les régiments canadiens ayant débarqué à Graye : le Canadian Scottish et le Royal Winnipeg Rifles.

Le bâtiment est ensuite entièrement restauré en 2008 par la Communauté de communes Bessin Seulles et Mer».

 

Ce lavoir au lieu dit « La Platine » daté de 1892 a fait l’objet d’un recensement à l’inventaire général du patrimoine culturel (Ministère de la Culture, Notice n° IA00121875).

 

Texte : Alain OCTAVIE

Photos : Yannick DEHAYES

 

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Hommage vibrant au Gros-Theil …

 

Il ne compte pas son temps, malgré que sa vie professionnelle soit encore très intense à quelques temps de la retraite qui pointe, mais ce passionné d’aéronautique ne lâche rien tant que son projet ne soit abouti. Pendant de longs mois, il a harcelé ses interlocuteurs et désormais ; 

 

Une stèle en granit noir rappelle le sacrifice de l'équipage du Lancaster LL847 JO-D de la RAAF tombé sur le territoire de la commune du Gros-Theil  (27) le 17 décembre 1944, à l'extrémité du parking du cimetière communal situé près de la D83 qui ce village.

 

A quelques mètres à droite de celle-ci, une autre stèle en bois abrite une photo d'une partie de l'équipage et un texte en français et anglais rappelant les faits ainsi qu’une carte positionnant le crash.

 

Les deux drapeaux des nationalités composant l’équipage (Grande-Bretagne et Australie) flottent sur les mats dressés de part et d’autre des monuments.

 

Texte de Régis Biaux

 

« Le 17 décembre 1944 à 22h45 dans la plaine devant vous, à la limite de l'horizon, le bombardier Avro Lancaster LL847 JO-D du 463 squadron de la Royal Australian Air Force explose en s'écrasant au retour d'une mission sur Munich. Les 8 jeunes aviateurs Australiens et Britanniques y perdront la vie.


Ils reposent tous dans le cimetière du Gros-Theil.


Nous leur devons notre liberté.

Parti le 17 décembre 1944 à 16h.30 de Waddington dans le Lincolnshire en Angleterre, base de la Royal Air Force où était stationné le 463 Squadron de la Royal Australian Air Force auquel appartenait cet avion, le Lancaster Mk1 LL847 "JO-D" décolle pour une mission de bombardement sur Munich avec 280 autres Lancaster.

Sur la route du retour vers sa base, par une froide nuit d'hiver, le Lancaster est vu avec un moteur en feu au-dessus de la commune du Gros-Theil dans l'Eure et c'est à 22h 45 sur le territoire de cette commune qu'il tombe et explose avec l'intégralité de son équipage qui perdra la vie dans ce «crash
».


Les huit aviateurs sont tous inhumés dans une tombe commune du cimetière du Gros-Theil, la moyenne d'âge était de 21 ans.

Aujourd'hui encore, on ne connait pas vraiment, ni avec certitude la cause et la raison de la destruction de cet avion, peut-être :


- Abattu par la chasse allemande, mais pas de trace dans les archives allemandes
- Touché par la Flak lors du vol retour
- Endommagé par l'explosion de munitions à l'intérieur de l'avion et mettant le feu à l'appareil
- Collision avec un obstacle en vol à basse altitude
- ou tout simplement une panne mécanique qui cause la perte de l'appareil lors d'une tentative d'atterrissage.


Au Musée de la RAAF à Bull Creek en Australie (West Australia), un ancien Lancaster de l'Aéronautique Navale (WU-16) est exposé dans très fidèle livrée du Lancaster LL847 tombé au Gros-Theil au terme de sa 93ème mission de guerre.

F/O K.E. BENNETT Pilote RAAF
F/O J.H. OGILVIE Copilote RAAF
Sgt R.G. NUTTALL Mécanicien
F/Sgt S. EASTON Navigateur
P/O T.N. WATSON Bombardier
P/O R.W. BYRNES Radio RAAF
Sgt H. FOWLER Mitrailleur arrière
Sgt G.A. FRIZZELL Mitrailleur dorsal ».

 

Remerciements sincères à Régis Biaux pour ce magnifique travail de recherches et pour sa ténacité depuis plus d’un an auprès des Elus pour faire ériger ces stèles et panneaux afin de rendre hommage à ces hommes qui ont donné leur vie pour notre Liberté.

 

Nous nous répétons souvent avec ces propos mais il faut être conscient que la vie que nous menons actuellement est liée à leur courage et leur sacrifice ultime.

 

Régis nous a fait parvenir documents et photos pour nous permettre d’agrémenter cet article et nous vous les présentons dans le diaporama qui suit.

 

Alain OCTAVIE