Liberty-Jeep History WW II
Liberty-Jeep History WW II

 

La M.K.B Le BEGO.

 

(Marineküstenbatterie – Batterie côtière de marine)

 

La batterie d’artillerie de Plouharnel est située dans le Morbihan à l’entrée de la presqu’île de Quiberon, sur la lande du Bégo, au sud de la Bretagne. L’unité chargée du Stp* Va 300, 4(²) Batterie Marine-Artillerie-Abteilung 264 (E.673), M.K.B « Hella » ou M.K.B « Plouharnel ». Site historique important, le Bégo a connu la révolte des Chouans réprimée par les armées républicaines du général Hoche durant les guerres de l’Ouest, de 1793 à 1832.

 

(*Stp = Stützpunkt (Point d’appui ou base, point de défense important).

 

(²) 4 parce que c’est le N° qui est attribué au site du Bégo dans l’ordre des défenses rattachées au site de Lorient.

 

E.673 = référence rappelant son appartenance à l’artillerie sur voie ferrée.

 

La batterie allemande de Plouharnel intégrée à la ‘’Forteresse Lorient’’ et défendue par la Kriegsmarine (264ème M.A.A Marine Artillerie Abteilung = Groupe d’Artillerie de Marine) devait interdire les eaux situées au sud-est de la base des sous-marins du port breton de Lorient Kéroman dans le cadre des ouvrages côtiers du « Mur de l’Atlantique ». Elle est classée troisième dans l’ordre de puissance de feu après la batterie Lindemann et la batterie Todt, toutes deux située près de Calais sur les côtes des Hauts de France, face à l’Angleterre, mais elle est la première de la côte Atlantique par sa superficie d’environ 15 hectares.  Ce site naturel dunaire est classé « zone protégée » et l’accès au public à l’aide d’une route goudronnée n’est que partiel et la majorité des constructions bétonnées est située dans les zones clôturées et inaccessibles malgré la présence de sentiers ensablés et ne comportant donc pas de végétation. Réflexion personnelle ; ces divers chemins praticables auraient dû faire l’objet de délimitations permettant l’accès libre à ces vestiges de l’histoire du lieu mais le coût du financement ne pouvait sûrement pas être assuré. Seuls quelques accès à la plage sont balisés et de temps à autres laissent percevoir quelques lapins détaler et rejoindre un des très nombreux terriers qui parsème la lande.

 

Cependant, il est à noter que cela n’a pas toujours existé et la dune était totalement accessible et non surveillée car dans les années 1980, la plupart des ouvrages ont été copieusement tagués et il est dommage que sur cette terre il existe une race de crétins qui n’ont pour but principal que d’essayer d’affirmer leur personnalité médiocre par un « art » débile digne de leur cerveau de « bulot cuit ». Ces constructions teutonnes ne sont pas des œuvres remarquables d’architecture car tel n’était pas leur but premier mais elles constituent en soi une trace de l’histoire qu’a connu notre pays durant une période qui a marqué une, voire trois générations ; nos arrières grands-parents et nos grands-parents qui avaient déjà connu le premier conflit mondial et pour certains d’entre nous nos parents. Les jeunes qui s’adonnent à ce genre de détériorations n’ont pas eu à supporter ces périodes sombres que les Plouharnelais ont vécu, entravant une grande partie de leur territoire, limitant leur liberté d’aller et venue, les obligeant à voisiner à côté d’une zone interdite et dangereuse et ne prennent donc pas conscience de ce que cela a pu représenter de vivre constamment dans la crainte de cette proximité des troupes de l’occupant. A posteriori, il nous était permis d’accéder à ce site de mémoire exceptionnel car très peu bombardé et détruit lors de la Libération et laissant un témoignage typique de ce qu’était une batterie d’artillerie restée dans un état assez remarquable. La bêtise et l’ignorance ont pris la suite …

 

Malgré cela et pour ceux que l’histoire intéresse (il en reste) la découverte reste possible !

La batterie était constituée de 3 gros canons de 340 mm St Chamond (ville où était installée la fonderie) sur rail, les 340B, matériel français récupérés dans le parc d’artillerie après l’armistice et renommés par l’occupant 34 cm K.W.E* 674 f (les allemands calibraient en cm et non en mm) protégés par des encuvements de béton renforcés. En plus des 3 canons, la batterie du Bégo comportait des soutes/bunkers pour les munitions, des abris pour les divers personnels, des points de Flak pour la défense anti-aérienne, des bunkers et tobrouks pour la défense rapprochée ainsi qu’une tour bétonnée à étages de contrôle du tir haute de 21 m, un radar, deux châteaux d’eau, des puits, des baraquements pour les ouvriers, des abris usine alimentant en énergie électrique les systèmes permettant de faire pivoter les canons, etc ...

 

  • K.W.E = traduction : K pour Kanone, W pour Wiegenlafette, E pour Eisenbahn (sur voie ferrée) et enfin f pour Franzozen soit Canon français de 34 cm modèle 674 sur affût de chemin de fer.
  •  

Erwin Rommel, responsable de la défense allemande à l’ouest, en tournée d’inspection en Bretagne du 11 au 14 avril 1944, visita le site le 13 avril 1944 accompagné par le commandant du XXVème Corps d’armée, le Général der artillerie Wilhelm Fahrmbacher.

 

La Batterie fut sous le commandement du Kapitänleutnant (Capitaine de corvette) Bruno Clages de 03/1941 à 09/1944 et de l’Oberleutnant MA (Enseigne de vaisseau de 2ème classe) Hans Suling de 09 /1944 à 05/1945, ancien adjoint du commandant Clages, qui eut lui-même comme adjoint durant sa prise de commandement le Leutnant MA (Enseigne de vaisseau de 2ème classe) Werner Sommer.

 

Voilà pour l’histoire sur laquelle je ne m’étendrai pas davantage, l’ouvrage qui est en vente sur place vous en dira beaucoup plus que je ne m’autoriserais à le faire par respect pour l’auteur.

 

Passons maintenant à la visite du site :

 

Nous quittons le village de Plouharnel par le Sud en empruntant la route menant à Quiberon et longeons le fond de l’anse du Pô avant d’atteindre le passage à niveau de la petite ligne de chemin de fer reliant Auray à Quiberon, usitée en période estivale, dont un embranchement non visible depuis la route desservait le site de la batterie pour l’acheminement des matériels, des vivres et des munitions. La ligne se divisait ensuite sur la lande vers chacun des 4 encuvements des canons.

 

Chaque cuve (S 215), d’un diamètre de 36 mètres est identique aux autres et comporte en son extrémité Sud, vers la plage, en bout de ligne ferroviaire, un garage recevant le boggie avant de l’affût du canon et deux soutes à munitions (S 174 et SK) en partie arrière de part et d’autre de l’entrée d’accès à la cuve. Seulement trois de ces cuves reçurent un canon, le quatrième prévu pour la cuve N°4 ne fut jamais rapatrié de la presqu’ile de Crozon où il fut installé en attente de la fin des travaux de la batterie de Camaret qui devait recevoir ses quatre canons de 22 cm (220 mm) lors de l’été 1943. Ce quatrième canon 340 B devant être mis aux normes des trois autres en place à la batterie du Bégo est envoyé pour modification à Ruelle (Charente) mais ne rejoindra jamais Plouharnel.

 

Revenons à l’entrée du site où nous apercevons sur notre droite un grand bunker avec deux ouvertures au fond d’un parking visiteurs. Il s’agit en fait de l’ancienne infirmerie (R 118 b) qui est devenue le Musée de la Chouannerie, de la Vendée et des guerres de l’Ouest*.

 

(* Ce petit musée très richement doté vaut vraiment une visite bien qu’il soit hors de notre présent sujet mais l’accueil est chaleureux. La librairie bien achalandée vend un ouvrage sur la batterie, déjà cité plus avant, dont nous parlerons en fin d’article).

 

https://museedupatrimoine.fr/musee-de-la-chouannerie-a-plouharnel-morbihan/33666.html

 

Si vous vous dirigez vers la droite, à pied, un autre bunker vous attend, il s’agit d’une des deux soutes à munitions Nord mais malheureusement comme pour tous les autres vous ne pourrez pas y pénétrer. Sur son flanc figure une inscription « Expo Bunker » avec une flèche qui vous invite à vous enfoncer dans la clairière qui se situe derrière. Vous y trouverez, outre des obstacles de plage tels que tétraèdres en béton ou en métal (la majorité à fait la joie des ferrailleurs en fin de guerre), une porte belge, une guérite individuelle en béton et quelques canons dont 2 pièces de Flak. Vous vous trouverez devant la seconde soute à munitions nord (S 231) aménagée par l’association de reconstitueurs passionnés du Liberty Breizh Memory Group (LBMG) en musée historique de la Seconde Guerre mondiale (voir notre présentation en fin d’article) qui a mis en place quelques panneaux explicatifs de belle facture. En poursuivant en arrière de ce musée, vous entrerez sur la lande du Bégo. D’après les guides publicitaires : « - Sur cinq hectares plus de 90 bunkers ont été bâtis et quatre cuves à canons aménagées » (sic) !!! – D’accord pour les 4 cuves, pour le reste ???

 

Si vous avez opté pour vous diriger sur la gauche de « l’infirmerie », vous pourrez, après une cinquantaine de mètres environ, emprunter en voiture, une route goudronnée qui vous mènera directement sur les fortifications. Mais, au départ de l’ancienne infirmerie (qui affichait initialement une croix rouge sur fond de cercle blanc au-dessus de chaque porte) un petit chemin part sur la gauche en s’enfonçant sous la futaie rejoint cette route. Sur la droite et en hauteur se trouve trois petits abris bétonnés. Ces casemates servaient à balayer la route en cas d’éventuelle intrusion et était armées de canons Pak.

 

Que nous arrivions d’un côté ou de l’autre sur la lande, nous ne pouvons pas manquer une majestueuse butte de terre sur la gauche, entre arbres et buissons épineux, couverte également désormais d’une végétation sauvage, la nature reprend ses droits, flanquée de quatre grandes ouvertures encadrées de murs à pans coupés où se dirigent des petites voies ferrées (Decauville). Il s’agit des soutes à munitions sud (S 281). La encore aucune visite n’est possible car des portes métalliques impressionnantes bloquent les accès. Elles sont situées sur la gauche d’une petite place où figurent les ruines d’un garage pour véhicules sur la droite. Tous ces emplacements sont accessibles au public qui peut en faire le tour à loisir et en s’enfonçant vers la plage, on peut se diriger facilement vers l’encuvement N°4. Encore un lieu non visité par mes soins tout comme les cuves N°2 & 3 par manque de temps et surtout compte-tenu de la météo très menaçante qui se décide d’un coup à déverser un court mais intense déluge. Pas d’abri à proximité immédiate. Décidément, une nouvelle visite complémentaire s’imposera !

 

Avançons maintenant sur la route goudronnée qui existe depuis l’origine et permettait une circulation d’un bout à l’autre du site pour les déplacements motorisés des troupes et des ouvriers.

FLAK 30 de 2cm - Vue 3/4 avant droit

 

Elle est bordée à droite, dans les frondaisons qui ont abondamment poussées, par un abri puit puis une citerne de 50m3, surplombés par un point de Flak de 2 cm et il existait une tour en bois d’observation et quelques baraquements qui ont disparu depuis bien longtemps déjà. Deux tobrouks existent également sur ce secteur mais tout cet ensemble n’a pas fait l’objet de ma visite car ce parcours emprunté lors de ma seconde escapade s’est effectué en voiture jusqu’au rond-point servant de parking terminus pour les visiteurs.

 

Après s’être garé, nous reprenons à pied notre découverte et je me dirige directement vers une haute bâtisse trônant fièrement au sommet du cordon dunaire de droite. Aperçue de loin en arrivant, elle ne peut pas être manquée. Un chemin ensablé y mène tout droit sans aucun barrage mais, tout d’abord, sur la droite, une grosse casemate attire l’attention. Il s’agit du bunker PC opérations à semi enfoui dans le sable et dont, là encore, l’accès est impossible. La grande tour s’avère être la tour de direction de tir (Hochleitstand S 487). Sur sa façade arrière (Nord) figurent de nombreux impacts reçus de la part de l’artillerie américaine en 1945 qui l’avait prise pour cible. Il faut dire qu’elle était surement très voyante à distance, mesurant près de 21 m de haut avec une base de 9,60 m, elle est composée de six étages surplombés d’une dalle toit. Une meurtrière au quatrième étage permettait l’observation vers la mer au moyen d’une lunette. Flanquée de barres d’acier qui la hérissent et qui servaient à fixer les filets de camouflage, elle présente un aspect tout particulier.

 

Sur la gauche de cette tour, à une cinquantaine de mètres, figure un socle hexagonal (V 229) pour radar (Würzburg See Riese) Fu MO 214 de conduite de tir. Il semble que le radar a été démonté en 1944 et remplacé dans les années 1980 par une guérite blindée de surveillance provenant du champ de tir de Gâvres (source J. Tomine). Deux photos nous ont été fournies montrant ce qu’était apparemment la station radar à l’origine mais je n’ai pu voir que le socle toujours en position. Nous devrons donc nous en contenter faute de mieux.

Site du Bégo - Château-d'eau détruit par l'artillerie américaine

 

 

Bien à l’arrière de ces positions, près de la voie ferrée passant au Nord du site, se trouvait le château d’eau. Celui-ci, au-delà des clôtures de protection et positionné bien loin du lieu où je me trouve ne serait accessible qu’en traversant à découvert une bonne partie de la lande protégée.

Le château-d'eau détruit par l'artillerie américaine

 

 

 

Je ne m’y résous donc pas et m’y rendrait plus tard, dans quelques mois, lors d’une prochaine visite et en empruntant un autre itinéraire autorisé.

Poursuivant notre chemin sur cette dune, vers l’ouest, en contournant la clôture de protection, nous atteignons le pôle de Flak nord. Cette place de défense antiaérienne, située sur le nez ouest de la dune, regroupait 4 pièces de 75mm françaises, dont il ne subsiste que les cuves bétonnées, et 1 canon antiaérien de 2 cm Flak 28 Oerlikon positionné dans une cuve sur abri de type Fl 242 ainsi que 2 tobrouks dont un du type Ic 116 pour mortier de 50 est équipé d’une meurtrière de défense ou d’observation et l’autre de type BF 58c est conventionnel. Il est à noter, au vu du plan établi par M. Jacky Laurent que sur ce site, la défense antiaérienne était très présente avec notamment 3x 2 cm Flak 28 Oerlikon dans des encuvements type Fl 242, 1 x 15 mm Flak MG 151 ZW (affût bitube), 4 x 2 cm « Flakvierling », 8 x 7,5 cm Flak M17/34 (f) Schneider. D'autre part il existe de nombreux tobrouks (Ringstand type 58c) pour mitrailleuses et pour 5 cm KWK

Pour accéder à l’autre partie du site située au-delà de la route, il faut donc traverser la grande place servant de parking. Cette grande parcelle est bien sûr clôturée de toute part et je me dirige donc vers la plage qui normalement doit me rapprocher de l’encuvement N°1 en pensant prendre quelques clichés depuis le haut de la dune bordant le littoral. Aux trois quarts du chemin je perçois une ouverture. Un petit passage laissant libre accès à un sentier sablonneux dans lequel je m’engage avec prudence en m’assurant bien qu’aucun panneau, à cet endroit, n’interdit l’accès. Celui-ci ne semble pas avoir fait l’objet d’une effraction et c’est donc rassuré que je le franchis. Prenant bien soin de rester sur le sable, en dehors de toute végétation, Je croise des « tranchées allemandes », fossés traversant la lande, rejoignant diverses positions en restant hors de vue. Faisant penser aux tranchées de la première guerre mondiale, elles sont désormais en partie comblées, conséquence des mouvements du sable poussé par le vent du large et l’effet de l’érosion due à la pluie. Je me dirige vers un grand bunker qui ne figure pas sur mon plan mais qui semble être un abri pour 26 personnes (sous réserve) et qui fait face à la tour de direction de tir. Je bifurque ensuite sur ma droite pour rejoindre la cuve N°1 qui de loin, parait déjà imposante. Sur mon chemin, elle est précédée à ma gauche par un abri pour groupe électrogène dont l’entrée formée d’un couloir est barrée par une petite grille aux barreaux très épais Comme partout ailleurs, les sagouins au Q.I de vers de vase ont aussi laissé leurs signatures colorées !!!

Avançant plus avant, j’arrive à hauteur des abris pour 15 personnes, au nombre de 2, chacun de part et d’autre du chemin puis un abri pour 26 hommes avec entrée renforcée. Celle-ci se poursuit par un escalier plongeant assez profondément en sous-sol. Maintenant s’ouvre devant moi l’entrée de la cuve N°1 qui fait penser d’office à l’entrée d’un fort avec ses hauts murs latéraux. La porte franchit, je me trouve sur un vaste emplacement circulaire de 36 mètres de diamètre et il s’agit bien d’un encuvement de béton. De part et d’autre une soute à munitions dont les murs de celle de droite ont subi des enfoncements dus aux vandales (?). J’en profite pour prendre un cliché de l’épaisseur des murs. En avançant dans la cuve, plusieurs empreintes sont visibles au sol, des traces de soutiens des traverses de la voie ferrée, des plaques métalliques de fixation des rails, vers l’avant l’emplacement du rail circulaire permettant le pivotement du canon sur 180°. A l’avant de la cuve, côté mer, les murs, montés droits à l’origine et répercutant défavorablement les énormes vibrations des détonations mettant en danger les canons eux-mêmes sont abattus et remplacés par des margelles en pente permettant de disperser les ondes de choc avec de chaque côté un escalier permettant l’accès au sommet.

Chaque cuve étant la réplique de l’autre et surtout manquant de temps pour assurer une visite plus détaillée, je décide de faire l’impasse et de remettre la chose à une autre fois. Il ma faudra donc obligatoirement revenir car il me restera les 3 encuvements manquants à découvrir ainsi que tous les bunkers y afférent. Il me faudra trouver également le château d’eau détruit par les artilleurs américains et me rendre sur le pôle de défense aérienne sud défendant la cuve 4 et ses bunkers typiques surmontés des points de Flak soit près de 30 constructions non photographiées pour être vraiment complet.

 

Emplacement de Flak Fl 242 avec abri enterré situé entre les 2 abris pour groupe électrogène entre cuves 1 & 2

 

 

 

 

 

Ci-contre et ci-dessous photos de la cuve N°2

Après l’avancée des troupes alliées en Bretagne consécutive au Débarquement, la batterie de Plouharnel ainsi que le secteur de Lorient furent assiégées et ne capitulèrent que le 10 mai 1945.

Après la guerre l’armée française utilisa cette aire comme zone de test jusque dans les années 1980. Le site est aujourd’hui ouvert au public.

 

En reprenant la route, après être repassé par le passage à niveau, j’ai pu apercevoir sur une hauteur dominant la route et la voie ferrée, un autre blockhaus qui apparemment serait la casemate 677 de Wn Va 06 destiné à recevoir un canon antichar de 8,8cm. Elle est entourée de 2 tobrouks Ic 116 pour mitrailleuse Mg 34 ou 42 et un troisième de type Vf 15 pour tourelle de char pour défendre le côté nord-ouest de la position. Deux autres mais de type Bf 58c pour couvrir le nord. Adjoint à ce dispositif, figureraient trois abris VF 2a, un abri de jonction téléphonique et un abri puit. Tout cela reste à explorer dans un futur proche.

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Après cette passionnante visite j’ai reçu une aide non négligeable de la part d’un vrai passionné, auteur de l’ouvrage que j’ai acquis à la librairie du Musée de la Chouannerie, Le Mur de l’Atlantique dans la presqu’île de Quiberon (3ème édition) qui m’a servi de guide lors de ma visite. Il s’agit d’un homme sensationnel ayant un sens du partage aigu et d’une grande amabilité qui m’a fourni de précieux détails et m’a autorisé à utiliser quelques renseignements puisés dans cet ouvrage pour donner du sens à cet article et je le remercie vivement.

 

En effet, je me suis permis de contacter Monsieur Jacques TOMINE, auteur du livre « Le Mur de l’Atlantique dans la Presqu’île de Quiberon » qui, après des années de recherches approfondies effectuées auprès des habitants du secteur, des services des archives historiques françaises dont celles du Château de Vincennes et allemandes des Bundesarchiv Bild de Coblence a réuni un nombre non négligeable d’informations et de documentations photographiques. Fort de nombreux contacts amicaux, il peut présenter des photos inédites dont certaines qu’il n’a pas hésité à m’adresser pour compléter mon article et des plans précieux pour une bonne compréhension de ses écrits. Il présente notamment dans un second chapitre les différents points de défense installés sur la Presqu’île de Quiberon avec, là encore, force photos jusqu’alors non publiées et textes détaillés. Depuis son enfance, dès 1958, alors à peine âgé de 12 ans, il est déjà attiré par ce site insolite de la batterie du Bégo et cette passion qui l’anime toujours à ce jour, l’amène à écrire un ouvrage très fouillé mais dont il ressortira une troisième édition, toujours poussé par l’envie de parfaire son incroyable travail.  « Deux Plouharnelais, Charles Kérino et David Penlaé, des experts locaux reconnus, ont largement participé à la concertation de mon ouvrage.  Pour ma part, c'est à partir de 1978 que j'ai fait mes premiers relevés.  De 1982 à 1985, j'ai continué à arpenter la lande du Bégo, relevant chaque détail ».

Il en est de même pour un second titre : Le Mur de l’Atlantique à Belle-Ile-en-Mer. A ce sujet il dit : « En 2007, la Société Historique de Belle-Île en mer éditait une première version du livre « Le Mur de l’Atlantique à Belle-Île en mer », réalisant ainsi un de mes vieux rêves.


Le succès de ce petit ouvrage auprès des Bellilois et des touristes dépassa nos espérances et il fallut effectuer un second tirage en 2010. Le stock restant commençant à s’épuiser fin 2013, et, face à l’affluence des renseignements fournis par les Bellilois et aux découvertes faites sur le terrain,
 la Société Historique a accepté de financer la publication d’une nouvelle version plus complète comportant plus de photos (dont certaines inédites) avec de nombreux plans et cartes ».


Ce livre passe en revue toutes les fortifications allemandes (Atlantikwall) et une partie des fortifications françaises à Belle-Île en Mer.

Photo du canon ayant servi à la couverture du livre de J.Tomine

Jacques TOMINE est né à Paris en 1946, historien autodidacte, se passionne depuis 1961 pour l'histoire de la seconde guerre mondiale, puis étudie plus particulièrement l'histoire du débarquement de juin 1944 et se spécialise en 1980 sur un sujet peu étudié à l'époque : le Mur de l'Atlantique. 

  

Bibliographie :

 

 Le Mur de l’Atlantique dans la Presqu’île de Quiberon – de Jacques Tomine – 2009 – Editions Histoire & Fortifications.

 

Le Mur de l’Atlantique dans la Presqu’île de Quiberon – de Jacques Tomine – 2ème trimestre 2021 – Editions Histoire & Fortifications (Nouvelle éditions) plus complète – Prix de vente : 20 euros + frais d’envoi : 6 euros.

Le Mur de l’Atlantique à Belle-Île-en-Mer – de Jacques Tomine – 2007 – nouvelle version en 2015 puis en 2022.

http://www.belle-ile-histoire.org/sommaires/muratlant2.html

 

A la découverte des fortifications de l’île de Groix – de Jacques Tomine - 2011

 

Maison d’édition : Histoire & Collections – Paris – 5, avenue de la République, 75541 Paris Cedex 11 – www.histoireetcollections.fr  - Tel : 01.40.2118.20 – Fax 01.47.00.51.11.

 

Il a participé à de nombreux autres ouvrages avec M. Alain CHAZETTE, écrivain spécialiste des fortifications du Mur de l’Atlantique et historien reconnu sur la Seconde Guerre mondiale.

 

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Je voudrais maintenant écrire un petit mot pour présenter le Liberty Breizh Memory Group (LBMG), qui tout en gardant son sigle à francisé son nom lors de sa dernière A.G et devient donc : Les Bunkers Mémoire de Guerre. Présidée par M. François Cailloce, cette association s’est installé dans un des bunkers/soute à munitions nord du site de la batterie du Bégo aménagé en Musée 39-45

Elle œuvre à la réhabilitation de certains ouvrages tels un bunker puit et un casernement et poursuit un projet datant maintenant de 10 ans, l’arrivée d’un canon de 380mm en provenance du dépôt de Gâvres et qui devrait enfin aboutir dans quelques mois, à la plus grande joie de M. Jacques Tomine dont c’était depuis toujours le rêve.

 

Ce groupe de reconstitueurs est très actif et organise tous les 4 ans un camp d’époque avec véhicules et uniformes pour accueillir le public et fait visiter en saison estivale durant 5 week-ends son bunker exposition. Il organise également des visites du site, assure les journées du patrimoine, reçoit les enfants des écoles, etc …

 

 

Président : François Cailloce – Vice-Président : Jean-Pierre Morane – Secrétaire : Yann Klausse.

 

Contact : 06.12.80.18.98 -  https://lbmg56.wixsite.com/lbmg

Coordonnées : Coet A Tous – 56340 Carnac

 

Sources :

Photos : Edouard Hue/Wikimedia Commons – Bundesarchiv – Service historique de la Défense – Marine à Vincennes – Jacques TOMINE – D. PENLAÉ – P. GAMELIN – J. LAURENT

 

Documents : Le Mur de l’Atlantique dans la presqu’île de Quiberon de Jacques Tomine - (Nouvelle version).

 

Article réalisé par Alain OCTAVIE

Mise en page, texte et photos : Yannick DEHAYES

 

Avril 2022

Commentaires

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  • CAGNOT Jean-François (lundi, 01. août 2022 17:28)

    Le 01.08.2022 à 17 h 30.
    Bonjour,

    Je serais intéressé par le Livre de Mr Tomine : Le Mur de l’Atlantique dans la presqu’île de Quiberon de Jacques Tomine - (Nouvelle version).
    Je voudrais savoir comment faire pour l'acheter et où.
    Dans ce livre y a t'il les plans des différentes constructions de bunkers (par exemple l'Abri munitions type S 381)
    Je vous remercie par avance pour une réponse.
    Je vous prie de croire, Monsieur, en l'expression de mes respectueuses salutations.
    Mr CAGNOT J.F.

  • Jean-Yves Chauvin (mercredi, 18. mai 2022 16:36)

    Magnifiques, description et photos, parlantes.
    Un travail de PROS.
    MERCI à tous.

Arthur Henry RADBOURNE -pilote de la Royal Air Force

 Moëlan-sur-Mer   

 

Lors d’un passage en Bretagne, il y a quelques temps déjà, afin de photographier la tombe d’un pilote anglais abattu en mer sur le secteur de ce village pour le site « inmemories » de mon ami Pierre Vandervelden, j’ai eu en retour un contact avec Dominique Juray qui m’a confié ces documents le 07 septembre 2012. Cette femme admirable par son abnégation dans les recherches qu’elle a menée pour sortir ce valeureux aviateur de l’oubli et tout le cœur qu’elle a mis à la tâche m’amène, avec beaucoup de retard (qu’elle veuille bien ne pas m’en tenir rigueur) à faire paraitre ces lignes.

 

Rien, dans ce qui suit, n’est l’œuvre d’un quelconque membre de Liberty-Jeep et ce qui appartient à « César » doit être rendu à « Dominique Juray » avec tous nos remerciements les plus sincères.

 

Cérémonie : Un hommage au sergent Radbourne

 

Arthur-Henry Radbourne, sergent pilote de la Royal Air Force, a sacrifié sa vie comme 55.572 jeunes de son régiment (moyenne d'âge 22 ans). Une cérémonie s'est tenue, hier matin, au cimetière, afin de réhabiliter la mémoire de cet aviateur tué lors de la bataille de l'Atlantique en 1943.

Mort à 21 ans

 

Son avion a été abattu le 3avril 1943 au large de Brigneau, par les Nazis, alors que son pilote était âgé de 21 ans. Le lendemain, Joseph Le Torrec et ses cinq hommes d'équipage quittent Brigneau à bord de son chalutier à voile, «L'Ange Gardien». Ils remarquent un corps flottant, revêtu de l'uniforme de la Royal Air Force. Ils s'approchent et remontent le corps sans vie. Enterré en catimini par les Allemands, le corps reposait au cimetière de Moëlan, oublié de tous sauf de quelques Anglais et de sa famille partie vivre en Australie. C'est Dominique Juray qui a fait des recherches et retrouvé la famille. Étaient présents lors de la cérémonie : Trevor et Patricia Jones (neveux de l'aviateur), Kate et Rodney Curtis (président de la Royal British Legion pour la région Centre-Bretagne) et des anciens combattants britanniques dont le président Gordon Rayfield, le révérend Michael Grainger, pasteur anglican, le père Olivier Manaud, prêtre de la paroisse, Suzanne Mazé (la fille de Joseph Le Torrec), Nicolas Morvan, maire, André Salmon, président des Médaillés militaires... Cérémonies religieuse, militaire et bilingue, en présence de nombreux porte-drapeaux, dépôts de gerbes de la famille et des autorités militaires, hymnes nationaux, musiques militaires et surtout beaucoup d'émotion. L'hommage a été suivi d'un vin d'honneur à la mairie, où de chaleureux remerciements ont été adressés à Dominique Juray «qui a remué ciel et terre pour y arriver». Le maire a clôturé cette réhabilitation en déclarant: «Un allié tombé dans l'oubli alors qu'il a donné sa vie pour nous libérer. Merci d'avoir donné à ces hommes l'hommage qu'ils méritent. Nous associerons l'équipage anglais à la cérémonie du 8 mai».   

 

http://www.ouest-france.fr/bretagne/quimperle-29300/arthur-henry-radbourne-pilote-de-la-royal-air-force-1363507

 

Recherche de Dominique JURAY.

Reprise avec autorisation par Alain OCTAVIE

Mise en page de Yannick DEHAYES.

         

 

 

 

 

 

SOCIETE NATIONALE  D’ENTRAIDE DE

LA MEDAILLE MILITAIRE

 

 

1628ème SECTION DE MOËLAN-SUR-MER

 

 

 

Sujet :

 

Réhabilitation et devoir de mémoire sur une tombe militaire anglaise du cimetière de notre commune, sépulture quasi oubliée pendant 69 ans. La 1628ème section des Médaillés militaires, et en particulier sa trésorière, ont reconstitué l’histoire de ce drame et retrouvé une partie de la famille de cet aviateur, en Australie.

 

 

 HISTOIRE SUCCINTE DE LA TOMBE DU SERGENT RADBOURNE

 

 

3 Avril 1943, base militaire de Kirmington, dans le Lincolnshire, en Grande Bretagne. En début de soirée, nous référant au registre des opérations du 166ème escadron, le bombardier Wellington Mk.X  immatriculation HE 631  AS-V décolle pour une mission de largage de mines sous-marines le long des côtes du Finistère sud, sur la route des 40 sous-marins allemands qui entrent et sortent de leur base, à Lorient.

 

A son bord, cinq tout jeunes aviateurs.  Les Sergents :

 

Arthur Henry RADBOURNE, 21ans : pilote,

Eric William ALDRIDGE, 32 ans

Wallace CARTER (âge inconnu à ce jour)

Thomas LUSCOMBE, 22 ans

Jack STOCK, 23 ans

 

Au cours de cette mission de nuit, la flak allemande est active. Le bombardier est repéré,  mitraillé. L'avion est perdu, mais le jeune pilote parvient tout de même à amerrir et à s'extraire de la machine (avec une jambe cassée), une brassière de sauvetage autour du corps. En pleine nuit, en pleine mer, il se trouve à environ 12 ou 13 miles de la côte, seul survivant de l'équipage qui a dû couler avec l'appareil. Nous sommes au début du mois d'avril, dans une eau encore très froide.  c'est une lente et désespérante agonie qui aura raison de son courage et de son héroïsme. Il meurt d'hypothermie. (Version officielle. Un témoignage "direct" indique qu'il a dû mourir d'une hémorragie interne, conséquence du choc fantastique de l'amerrissage).

Il venait tout juste d'avoir 21 ans, il était engagé volontaire, comme la totalité des effectifs du "Bomber Command".

(Pendant cette période, et uniquement pour ce Commandement Aérien, 55 573 très jeunes hommes – moyenne d'âge : 22ans ! – ont ainsi sacrifié leurs vies pour contribuer à la défaite du nazisme).

 

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Le lendemain matin, vendredi 4 avril 1943, Joseph LE TORREC, patron pêcheur propriétaire de l'Ange Gardien (chalutier à voiles) appareille du Port de Brigneau, avec 5 hommes d'équipage.

Poussé par un fort vent du nord, le bateau  met le cap plein sud. A une distance de l'ordre de 12 ou 13 miles nautiques, Joseph LE TORREC et son équipage "tombent" littéralement sur le corps du Sergent RADBOURNE, soutenu par la brassière de sauvetage.

Il est hissé avec précaution dans l'embarcation et ramené aussitôt à Brigneau où les Allemands s'emparent de sa dépouille et la placent dans un local à Malachappe, sous bonne garde.  L’occupant  exige alors des témoins du drame d'organiser un ensevelissement discret du jeune pilote

Mais les choses ne se passent pas comme prévu : la nouvelle se propage vite et le lendemain (samedi 5 avril), la population de Moëlan sur Mer -  et plus particulièrement celle de Brigneau  - se rend en masse à l'église et au centre ville pour exprimer son émotion et sa gratitude au jeune soldat.

 

Les Allemands ne l'entendent pas de cette oreille, ils refusent de livrer le cercueil et dispersent la foule en tirant des coups de feu en l'air.

 

Le lendemain matin, au point du jour, le jeune pilote de la Royal Air Force est inhumé dans le cimetière de la ville en catimini, sans témoins, mais cependant après avoir reçu les honneurs militaires de la part des Allemands, pratique courante dans leurs rangs.

Nous sommes le 6 avril 1943.

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Après la guerre,, la population de Moëlan a pu témoigner librement  sa compassion et sa gratitude au jeune pilote ; sa tombe a été fleurie et les gens venaient s'y recueillir.

 

Un chapitre du livre "Ces Héros venus de l'ombre", de René Le Guénic,  le dit orphelin, mais ceci est incertain (c'est effectivement une erreur, la famille lors de sa visite l'a infirmé) ; nous savons qu'il avait par ailleurs trois sœurs ainées. Malheureusement, pour des raisons que nous ignorons, sa famille n'a jamais pu se rendre sur sa tombe, à l'exception de sa sœur Beatrice, une fois, en 1976.

 

C'est après cette date que La mise aux normes britanniques de la pierre tombale a été effectuée par  la Commission des Tombes de Guerre du Commonwealth.

 

  LA REDECOUVERTE 

 

A l'occasion de la Commémoration du "11 novembre" 2011, un petit groupe de participants britanniques signale à l'un de nos membres, Melle Dominique JURAY, la Trésorière, la présence de la sépulture du Sergent Arthur Henry RADBOURNE dans le cimetière communal. Par ses dimensions minuscules, sa localisation entre d'autres tombes, sans accès direct, par son aspect assez  négligé (des lichens noirâtres ont entaché la pierre tombale), elle est devenue "invisible". Par ailleurs, aucune signalisation ne permet de la remarquer. C'est une situation qui paraît a priori  peu compatible avec le respect dû à un soldat mort pour la libération de l'Europe.  

 

Dominique relève les indications portées sur la pierre tombale et commence des recherches concernant le pilote enseveli. Intenses et décourageantes, elles s'étendront sur quatre mois et demi avant que le terme "volunteer reserve" ne s'avère déterminant pour l'aboutissement de ce dossier.

 

A partir de là, les choses vont très vite : elle découvre sur un site internet (FindAGrave), le portrait du jeune homme, un onglet "mémorial" qui lui donne accès à des messages laissés 11 jours précisément après le 11/11/2011 ! par des membres de la famille du jeune pilote, désormais établie en Australie,  ainsi qu'une adresse internet.

 

Après maintes péripéties dues aux aléas de l'internet, un miracle de plus s'opère : à l'occasion de la date anniversaire de la mort du jeune Sergent, un de ses neveux retourne sur le site "FindAGrave" et trouve un message déposé par D. Juray. La connexion est enfin établie, à la stupéfaction totale de la famille, qui annonce  qu'elle prépare justement  un voyage vers la Bretagne afin de visiter la sépulture du Sergent RADBOURNE pour la première fois de sa vie !

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On pourrait se demander ce que  la Société Nationale d'Entraide des Médaillés Militaires de Moëlan-sur-Mer vient faire dans ce dossier. Mais nous n'oublions pas que ce jeune homme et son équipage (*)  SONT  DES MEDAILLES  MILITAIRES  (Battle of Britain  et  War Medal 1939-1945), que nous sommes – grâce à leur sacrifice inimaginable aujourd'hui par son ampleur – des Européens convaincus, et il nous apparaît comme un devoir naturel de contribuer à la restauration tant de cette sépulture que de la mémoire de cet équipage. (**)

Nous en sommes d'autant plus convaincus après avoir constaté les réactions de gratitude et de joie pure manifestées par de nombreuses personnes,  britanniques ou assimilées, qui avaient connaissance de cette situation et ne comprenaient pas les raisons de cette indifférence française.

 

Notre souhait désormais est, pour 2013, le 8 mai étant une date officielle très proche du crash, d’agrémenter la cérémonie habituelle par un hommage appuyé à Arthur RADBOURNE et ses 4 compagnons.

 

S’il était possible d’agrémenter cette tombe, désormais "lumineuse" d’une plaque de type  pupitre définitif transparent relatant ces faits, cela permettrait aux personnes parcourant ce cimetière de découvrir ce que cette toute petite tombe, encastrée entre d’autres plus imposantes, contient en terme d’honneur, de dévouement et surtout de sacrifice.

 

 

(*)  Autres membres de l'équipage du Wellington X  HE631  AS-V  abattu en mer le 3 avril 1943 :

       Les Sergents : Eric William ALDRIDGE, 32 ans, Thomas LUSCOMBE, 22 ans,  Wallace CARTER,

       (?), Jack STOCK, 23 ans.

       Leurs corps n'ont jamais été retrouvés.

 

(**)  En fait, à ce jour, la sépulture a été  restaurée  en coordination avec l'organisation des

        Tombes de Guerre du Commonwealth, Bureau français à Beaurains, dans le Nord.